À la découverte de plantes indigènes du Québec

Le printemps arrive à petits pas, les bourgeons sont là pour bientôt laissez place aux fleurs et leurs couleurs. Il suffit de mettre le nez dehors pour s’en rendre compte et avoir envie de partir à la découverte de certaines plantes qui font partie de notre patrimoine. Les plantes et les arbres indigènes qui poussent autour de nous sont méconnus. La richesse de leur feuillage, la beauté de leurs fleurs et le bon goût de leurs fruits méritent qu’on s’y attarde un peu. 
 

 

Partons à la découverte de quelques-uns de ces arbres et de ces plantes indigènes au Québec, qui peuvent être soient cultivés de nos jardins ou poussés dans nos cours et nos parcs. En voici quelques exemples.

L’asiminier ou pawpaw (Asiminier trilobé)

Cet arbre fruitier, plutôt méconnu et rare dans nos parcs et jardins, se nomme le pawpaw. Les fruits sont gros et ont un goût qui rappelle celui de la mangue et de la banane. Ils se récoltent vers la fin de septembre.

La floraison particulière, rouge foncée, débute tôt au printemps pour le plaisir de notre regard. Originaire de l’Amérique du Nord, il est rustique malgré ses allures d’arbre tropical. De plus, 2 valent mieux qu’un puisqu’il faut en planter 2 pour faciliter sa pollinisation, qui se fait par le vent. Y en a-t-il dans votre quartier ?

Asiminier : fleurs, fruits immatures et fruit mûr à la pulpe délicieusement crémeuse, acidulée et sucrée[1]

[1] https://www.promessedefleurs.com/conseil-plantes-jardin/fichefamille/asiminier-trilobe-paw-paw-planter-cultiver-recolter

La patate en chapelet (Apios americana)

Cette plante vivace qui produit des tubercules comestibles était autrefois connue sous le nom de « patates des indiens ». Les racines produisent de petits tubercules ronds, tous attachés les uns aux autres, à l’image d’un chapelet. Elles se consomment bien cuites et ont un goût de patate !

Spectaculaire plante grimpante, rappelant la glycine et produisant de gros épis de fleurs, elle produira une fève, qui elle aussi est comestible. Deux récoltes avec une même plante, de quoi se régaler !

 Tubercules de patate en chapelet

 

Fleurs de Patate en chapelet

 

Gingembre sauvage (Asarum canadense)

Le gingembre sauvage produit un rhizome, une tige souterraine, semblable à celui du gingembre commercial, bien que les 2 espèces ne soient pas reliées entre elles. Le rhizome du gingembre sauvage est consommé de la même façon, frais ou séché et son goût est un peu plus prononcé. Il faut cependant, le consommer avec modération.

La floraison du plant prend des teintes pourpre et brune mais est peu visible, car cachée sous le feuillage. C’est plutôt son feuillage poilu en forme de cœur qui rend la plante attrayante.

Feuillage de gingembre sauvage

 

Rhizome de gingembre sauvage

Cette plante est répertoriée comme espèce menacée, comme l’ail des bois. Le gingembre sauvage fait d’ailleurs partie des espèces en péril de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables du gouvernement du Québec.

Son commerce est interdit et sa cueillette, elle, est limitée à 5 spécimens dans une colonie.

Aussi en cultiver dans votre jardin est une bonne idée pour agrémenter vos recettes et contribuer à la protection et à la survie de l’espèce. Il affectionne l’ombre ou la mi-ombre, au pied de certains arbres comme les érables à caryer. En forêt, on le retrouve dans les érablières.

 

L’amélanchier (Amelanchier laevis ou caadensis)

L’amélanchier qui pousse peut-être dans un parc près de chez vous ou dans votre jardin, est un arbre indigène. Ses fruits, lorsque rouges très foncés, sont comestibles, mais faites vite, avant que les oiseaux ne vous les volent ! Eux aussi en raffolent ! D’ailleurs, ce petit arbre plutôt étroit avec son feuillage léger fleurit tôt au printemps.

 La floraison bien que de courte durée est spectaculaire. Saurez-vous le reconnaître ?

Si vous avez envie de connaître d’autres plantes pour les cultiver dans votre jardin, voici une référence intéressante vous pouvez visiter la liste d’espace pour la vie, Indigène, exotique, naturalisée ou envahissante.

Myriam Gagnon

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