Qu’advient-il du recyclage à RDP-PAT?

Par Thomas , Patrouilleur vert

Cet été, la patrouille verte de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles avait comme mandat de vérifier le contenu des bacs de recyclage. Quelques constats ont été observés et de multiples erreurs sont revenues à différentes adresses. Les trois erreurs les plus communes sont la disposition des essuie-tout ou des mouchoirs, du styromousse ainsi que du plastique numéro 6 dans le bac de recyclage.

Les bacs de recyclage présents aux bordures des rues sillonnées par les patrouilleurs verts au cours de l’été contenaient 14,25% d’essuie-tout ou de mouchoirs, 12,06% de styromousse et 10,50% du plastique numéro 6. En bref, 1 bac sur 10 mis sur le bord de la rue contenait ces trois types de matière.

 

En ce moment, 7,5% du recyclage résidentiel à Montréal est contaminé selon les faits soulevés dans un article Mal recycler coûte cher aux Canadiens parus sur le site Internet de Radio-Canada le 6 avril 2018. Ce pourcentage est loin de la demande de la Chine (principal acheteur de matières recyclables) qui exige dorénavant un taux de contamination inférieur à 0,5%. Le changement de comportements concernant les habitudes de recyclage est nécessaire afin de réduire ce pourcentage de contamination des matières recyclées à Montréal.

 

Alors, quoi faire avec les matières non acceptées dans le bac de recyclage?

Tous les plastiques numéro 6, dont la styromousse vont directement à la poubelle. La raison est sa faible valeur à la revente. Sa faible densité, son coût de transport ainsi que son manque de débouchés font du plastique numéro 6 une matière non recyclable pour certains secteurs de Montréal. (Jean-Claude Cousineau, Emballages en plastique de type 6 (polystyrène) : Devrait-on les bannir ?, 26 mars 2013). Ces facteurs contribuent à lui donner mauvaise réputation. Préférablement, les compagnies devraient arrêter de fabriquer ces éléments, mais en attendant ce changement nous pourrions tout simplement arrêter d’en acheter.  Les mouchoirs et les essuie-tout quant à eux, même s’ils sont à la base, fait de papier, doivent aller dans le bac de résidus alimentaires et non le bac de recyclage. Toutefois, il faut noter que si ces matières ont été en contact avec un produit chimique, elles doivent, à ce moment-là, aller à la poubelle.

Voici un résumé des matières acceptées et refusées dans le bac de recyclage les plus communes:

Pour vous aider à savoir où vont vos déchets et vous permettre de démêler le tout, RECYC-QUÉBEC a créé une application mobile gratuite qui s’intitule: Ça va où ?­­­­

 

 

Sources des images

Réno Dépôt

Mikael Lebleu, Journal de Montréal

RECYC-QUEBEC

 

Ville de Matane

 

 

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