Jouer dehors pour la santé physique et mentale

par Charlie-Anne Bonnet, agente de développement

Le 28 juin dernier, grâce à l’initiative 100° de Québec en Forme, nous avons assisté à la conférence Jouer Dehors du journaliste Francois Cardinal qui se tenait justement à l’extérieur, aux Jardineries du Parc Olympique. Il y a déjà quelques années, en 2010, monsieur Cardinal avait publié un essai  « Perdus sans la nature »,  où il constatait pourquoi les jeunes ne jouent plus dehors, quels en sont les conséquences et comment y remédier.

Il y a moins d’une trentaine d’année, jouer dehors dans une ruelle, un parc ou un boisé avec ses amis jusqu’au coucher du soleil était coutume chez les enfants, alors que dorénavant les jeunes nés après le tournant du millénaire passent une enfance sédentaire – assis dans l’auto, puis à l’école, puis devant la télé, l’ordi ou la tablette – souvent vécue sous la pression de la performance et loin de la nature.

De plus, l’urbanisation des villes a de grands impacts sur nos communautés et les études le démontrent :  « Dans les villes à travers le monde, la plupart des résidents se concentrent dans des quartiers ayant une biodiversité grandement appauvrie. La conséquence est tragique et sous-estimée: des milliards de personnes n’auront jamais l’occasion de développer un intérêt pour la nature.» (F. Cardinal )

Les symptômes d’une coupure avec la nature sont perceptibles et  grandement répandus  dans nos sociétés – agitation, agressivité,  dépression, ne sont que quelques exemples. Alors que tous sont de plus en plus conscients et sensibilisés à l’importance des saines habitudes de vie – le pourquoi de ces saines habitudes n’est plus à démontrer, il faut plutôt parler du comment les intégrer à son quotidien.

Les solutions sont simples et accessibles à tous ; donner l’exemple, s’impliquer et relaxer !

Il faut d’abord donner l’exemple à nos enfants : prendre une marche en famille après le repas, éteindre son téléphone cellulaire et lire un livre sous le soleil, faire une balade dans l’un des grands parcs nature,  organiser une fin de semaine en camping.

Pour voir le changement s’opérer dans nos villes et nos institutions, il faut s’impliquer dans les différents comités citoyens ou dans les conseils d’établissements de nos écoles pour que les espaces soient plus verts et intéressants pour nos enfants. Les actions citoyennes tel que les ruelles vertes, les jardins collectifs, les corvées de nettoyage sont des réelles petites révolutions !

Et finalement, relaxer ! Encourager le jeu libre chez nos enfants, sans pression de performance. Le « Slow parenting » est un mouvement qui fait l’éloge de la lenteur, à l’époque où les familles vivent à un rythme plus effréné que jamais. Ainsi, on donne aux enfants la chance d’imaginer, de profiter du moment présent et de découvrir eux-mêmes le monde qui nous entoure !

 

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